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Orientation de la filière équine en Franche-Comté PDF Imprimer Envoyer
Écrit par Webmaster   
Mercredi, 03 Juin 2009 13:20

 

La filière compte environ 13 700 chevaux (chevaux de sang, poneys, chevaux de trait, ânes) réparties dans 1 500 élevages.

La filière équine est une filière complexe à plusieurs titres. Elle concerne différents types d'équidés : les chevaux de selle (ou de sang), les chevaux de trait, les poneys et les ânes.

Ces équidés, selon leurs races, leurs aptitudes, leur taille, peuvent être utilisés dans différents secteurs : les courses, le sport, le loisir ou encore la viande.

Les équidés génèrent des produits variés : heures d’enseignement, de randonnée, ou encore des tickets de P.M.U… La filière équine mobilise de multiples acteurs pouvant avoir un lien direct (éleveur, cavalier...) ou indirect (sellier, fabricants d'aliments...) avec le cheval, comme avec d'autres filières telles que la filière bovine. Mais la filière équine tient son originalité de la multiplicité des profils de ses acteurs.

Par ailleurs, l'élevage de chevaux peut être pratiqué par des « professionnels » comme par des « amateurs », et ces éleveurs n'ont pas nécessairement le statut d'exploitant agricole.

Cependant, ils se rejoignent tous au stade de la valorisation de leur produit : bien souvent, le cheval est confié à un professionnel qui seul aura les compétences et l'expérience (mais qu'un amateur éclairé peut également détenir) pour « transformer », « ajouter une plus-value » au cheval afin de permettre son utilisation par le consommateur : le cavalier s’il s’agir d’un cheval de selle ou le meneur s’il s’agit d’un cheval utilisé à la traction l. Ces professionnels, situés entre les éleveurs et les utilisateurs, sont bien moins nombreux que les éleveurs et encore moins nombreux que la population d'utilisateurs.

Ces derniers sont en grande majorité des amateurs mais on compte parmi eux des professionnels qui peuvent être des cavaliers de compétition ou encore des enseignants des centres équestres par exemple. Pour les amateurs, le cheval sera source de plaisirs, pour les professionnels, outil de travail et source de revenus.

Une autre particularité de la filière équine repose sur son marché ou plutôt l'absence de marché bien structuré et identifié. La commercialisation peut s'effectuer à n'importe quel moment de la vie du cheval : foal (6 mois), yearling (1 an), 3 ans etc. et quel que soit son stade de valorisation. Sauf quelques grandes ventes aux enchères nationales de chevaux d'élite ou de course, les ventes se font de gré à gré ou par le biais d'intermédiaires (des professionnels le plus souvent) sans transparence sur les prix pratiqués (sauf dans le secteur de l'hippophagie qui fonctionne comme les autres secteurs de viande).

La grande tendance qui se dessine, commune à tous les secteurs (sport, courses, poneys, traits), est la demande par le consommateur d'un cheval « prêt à l'emploi ». Cela suppose donc que le travail de transformation (débourrage, pré entraînement, épreuves jeunes chevaux…) soit effectué. Malgré cette complexité, le cheval présente une multifonctionnalité intéressante

au coeur des attentes sociétales.

Le cheval est donc un élément important face aux évolutions de la société. En effet, cet animal contribue à la fois au développement économique (création de valeur ajoutée et d’emplois), à la cohésion sociale et au maintien de l’environnement.

Complexité d’une filière mais aussi développement économique, social et contribution à l’aménagement du territoire, autant de raisons pour mieux connaître en profondeur cette filière qui émerge.

 

La Franche Comté fait partie de ces régions qui n’ont pu intégrer à ce jour « l’Elite Nationale » de la filière équine Française mais qui est riche d’un potentiel de production et de valorisation des chevaux. Elle a su regrouper des composantes fortes de sa filière.

 

- Les éleveurs de chevaux de trait

- Les utilisateurs de chevaux de trait

- Les éleveurs de chevaux et poneys de sport

- Les utilisateurs de chevaux et poneys de sport

- La société des courses de Haute Saône

- Les professions connexes (Les maréchaux, la formation, la commission paritaire)

 

Elle a émis le souhait fort de se fédérer au niveau régional en créant le Conseil Franc-Comtois du Cheval en 2005. Ce conseil doté d’un permanent en 2008 entreprend une démarche audacieuse de fédérer les acteurs de la filière équine.

 

Le concept général décrit dans le dossier joint :

 

1/ La mise en œuvre d’un audit régional de la filière.

2/ Des actions de politique de développement soutenues, menées de façon construite, logiques et pérennes en lien étroit avec les instances agricoles régionales, les collectivités territoriales, les haras nationaux

3/ Une évaluation permanente de ces actions avec comme outil un observatoire économique adapté et une actualisation des données.

4/ Une unité de ces démarches et la création d’un guichet unique « cheval » en région à travers la Maison du cheval de Franche-Comté.

5/ Un bilan exhaustif de ce dispositif à 5 ans.

Cette démarche innovante et bien évidemment structurante ne peut se faire pour l’instant sur des subsides issus de la profession régionale et des collectivités locales.

 

C’est pourquoi le Conseil Franc Comtois du Cheval s’engage donc à dérouler cette méthode et à rendre compte de son état d’avancement et des éventuelles remédiassions.

Cela correspond  aux missions des conseils des chevaux. C’est pourquoi le Conseil du Cheval de Franche Comté souhaite attirer votre attention sur les enjeux régionaux de la filière équine ; à ce niveau, seul le conseil du cheval peut être l’interlocuteur des socioprofessionnels, des industriels, des chambres, des centres de formations, des offices et organisations professionnelles agricoles,  … Il est donc capitale à terme d’intégrer la TOTALITE de la filière équine de Franche Comté au contrat de projet Etat Région.

 

LES ORIENTATIONS GENERALES DU CONSEIL FRANC-COMTOIS DU CHEVAL

 

Le premier état des lieux chiffré de l’OER permet une approche « globale » de la filière équine de Franche-comté. Commandé et animé par le Conseil Franc-comtois du Cheval l’OER à été la base d’une réflexion sur les orientations de filière dans l’objectif de créer un véritable développement de cette dernière

 

1. Le Conseil Franc-comtois du Cheval.

Les conseils régionaux du cheval ont été créés pour venir en appui et fédérer la filière équestre, volonté politique mais également réalité de terrain.

Le Conseil Franc-Comtois du Cheval (CFCC) a été créé en mars 2005. Cette association regroupe l’ensemble des acteurs régionaux du domaine équin. Chacune de ces structures constituent un collège au sein du Conseil d’Administration.

 

Les éleveurs.

  • Association des éleveurs de traits.
  • Association des éleveurs de chevaux de selle et de poneys.

 

Les utilisateurs.

  • Association des utilisateurs de chevaux de traits.
  • Association des utilisateurs de chevaux de selle et de poneys.
  • La société des chevaux de courses de Haute Saône

 

Secteur des activités connexes.

  • La formation professionnelle
  • La commission paritaire
  • Les maréchaux ferrant

 

Depuis 2005 le Conseil Franc-comtois du Cheval travaille pour la mise en place d’une véritable synergie des acteurs de la filière. Soutenue dans sa démarche par des partenaires professionnels et techniques comme les Haras Nationaux, la Chambre Régionale d’Agriculture de Franche Comté, la Direction Régionale de l’Agriculture et de la Forêt, de nouveaux défis s’ouvrent à lui. L’objectif n’est pas de venir s’immiscer dans le fonctionnement des structures déjà existantes mais de les rapprocher et de les faire travailler ensemble pour une meilleure efficience.

 

La reconnaissance des Conseil des Chevaux est passée par deux étapes prépondérantes. La participation à la COREAM section équine, à la participation à la conférence de filière régionale et dernièrement la gestion régional des dossiers fonds EPERON notifié officiellement en région Franche Comté le 21 août 2009.

 

2. Les missions du Conseil Franc-comtois du Cheval

* Rassembler les différents secteurs de la filière équine et favoriser leur collaboration.

 

* Coordonner les initiatives et les actions engagées au sein de la filière

 

* Concevoir et mettre en œuvre des projets d’ensemble de la filière.

 

* Promouvoir et vulgariser la filière équine dans toutes ses dimensions :

- Economiques

- Environnementales

- Sociales

- Sportives

- Educatives

- Scientifiques

- Culturelles

 

* Mettre en œuvre le projet de filière défini dans l’audit de filière.

 

* Relayer l’ensemble de la filière équine et porter ses projets auprès des institutions publiques (Collectivités territoriales, Etat, Europe….).

 

 

3. Les orientations de travail pour un développement global de filière

 

Le Conseil Franc-comtois du Cheval à travers ses missions se propose de mettre en place un certain nombre d’orientations.

Ces orientations ont été discutées, amendées et validées par le Conseil d’Administration.

L’ensemble des membres, qui réunit tous les collèges, se sont engagés dans une démarche dynamique pour fédérer dans les plus brefs délais et au mieux les acteurs de la filière pour faire que les flux économiques soient les meilleurs possibles, et faire de la filière équine un secteur de développement agricole et d’emploi à part entière.

 

 

Mission 1 : Mieux connaître la filière cheval de Franche-comté.

 

Connaître le domaine dans lequel on s’investit, doit permettre de mieux prendre en compte les besoins, les attentes et fixer des objectifs sur le long terme.

 

Aussi, le premier travail du Conseil Franc-comtois du Cheval va être de quantifier la filière dans tous ces aspects. L’objectif de cette étude est d’assoire les fondements de l’importance de la filière dans son approche en terme d’emplois, de flux économique, de surfaces valorisées d’effectifs de chevaux précis et réactualisés les besoins en emplois en qualification en formation.

 A l’issue de ce travail un document « des chiffres pour en savoir plus sur le cheval Made in Franche-comté » sera publié très largement.

C’est pourquoi l’OER doit poursuivre son travail et être animé par un permanent afin de répondre à la méthodologie élaborée en 2004-2005 par les Haras Nationaux et les Conseils des Chevaux pour que ces analyses soient comparables entre elles.

L’OER doit également permettre d’avoir à des instants « T » un état des lieux de la filière de manière quantitative mais également qualitative.

 

 

Mission 2 : Communiquer

 

Le cheval est actuellement bien perçu par nos concitoyens, image d’un animal qui occupe les territoires qui rappelle les racines sociologiques d’une grande partie de la population. Mais l’image « du cheval » doit s’entretenir et se réactualiser, d’où la nécessité de mettre en place un plan de communication appuyé par le soutien technique d’un permanent au Conseil Franc-comtois du Cheval. Le cheval en Franche Comté marque un progrès constant avec 12230 licenciés en 2009 (9074 en 2004 et 3388 en 1994 : +190 % en 12 ans !) : 40% en poney, 42% en cheval et 18% en tourisme
Environ 20 % ont des licences compétition. Autant dire que la progression est importante et pourtant nous constatons encore des zones blanches

 

-         Communiquer sur la filière auprès des médias régionaux grand public et des médias régionaux professionnels dans le cadre d’actions événementielles (Foire-comtoise, Foire du Jura Lons le Saunier, Foire de la Sainte Catherine Vesoul, réunions d’élevage, portes ouvertes des centres de formation, salons, équi-trait-jeunes…..).

 

-         Communiquer par Internet. Animer et mettre en place des liens de communication entre le site du Conseil Franc-comtois du Cheval et les associations qui le composent pour permettre l’identification et l’animation de la filière dans sa globalité.

 

-         Mettre en place une lettre d’information à très large diffusion. Parution de la première édition en avril 2008. Constitué de rubriques identifiées à chaque association qui compose le Conseil du Cheval. Envoi en adresse électronique et adresse postale (600 exemplaires). Fréquence de parution, une semaine. Cette lettre est également un moyen de montrer l’existence de la filière, puisque-au-delà de la diffusion en interne, elle est adressée aux OPA, aux offices agricoles aux collectivités territoriales et locales.

Cette lettre d’information, véritable trait-d’union des acteurs de la filière est également la mise en évidence de l’unification de ces derniers dans le Conseil Franc-comtois du Cheval.

 

-         Etre une plate forme de communication à l’intérieur de la filière. Assurer une diffusion la plus large possible de l’information aux élus du Conseil du Cheval mais également aux adhérents de base des associations qui le composent. Certaines associations du Conseil Franc-comtois du cheval ne sont pas dotées de permanents, aussi le rôle du salarié du CFCC devra être de diffuser et d’informer le maximum d’individus sur les évolutions des réglementations sanitaires, d’élevage, d’aménagement du territoire………

 

Mission 3 : Promouvoir et vulgariser la filière régionale.

 

Le Conseil Franc-comtois du cheval doit avoir une vision globale de la filière, valoriser tous les acteurs, et permettre les échanges entre les segments de la filière.

Le rôle d’un permanent doit être d’impulser des projets à spectre d’action très large comme :

 

-         Créer une marque déposée de la filière équine en Franche-comté « Cheval Made In Franche-Comté » et obtenir une labellisation de promotion de communication. Cela doit permettre de créer un logo de communication commun à la filière, de créer un stand commun à toute la filière et de pouvoir identifier des actions de promotion au label « filière équine de Franche-comté ». La labellisation de produits, a été largement utilisée en Franche-Comté par la création de différentes marques « Made in Jura » « Made in Franche-Comté ».

La Franche-Comté reste une région attachée à des valeurs de territoire et où le sentiment d’appartenance à un groupe est très encré dans les habitudes. C’est pourquoi la marque « Cheval Made In Franche-comté » au-delà du fait d’être un passeport de communication, doit renforcer le travail d’union des acteurs de la filière entrepris par le Conseil Franc-comtois du Cheval

 

-         Elaborer une page cheval au sein des journaux professionnels de la région Franche-comté au moins une fois par an (Haute Saône Agricole, Jura Agricole et Rural, Terre de Chez Nous, Terroir magazine).

L’appartenance de la filière au secteur agricole doit être entretenue et valorisée. C’est là également le moyen de mettre en adéquation les corrélations qui existent dans les segments de la filière agricole en général.

 

-         Être présent sur des expositions-salons professionnels régionaux et nationaux. Coordonner la présence et la participation des acteurs de la filière (concours d’élevage, concours de travail….. soit un potentiel de 85 évènements d’importance à couvrir).

La présence de la filière équine à travers le Conseil Franc-comtois du Cheval doit se faire dans le domaine purement professionnel mais aussi et surtout dans une démarche de sensibilisation du grand public. L’avenir du cheval passe par son insertion dans des secteurs ou il est encore méconnu et ou il peut s’inscrire dans des démarches de respect de l’environnement d’aide aux handicapés (équithérapie) et autres.

 

 

-         Créer une dynamique régionale d’ouverture des infrastructures professionnelles (poneys clubs, clubs équestres, élevage, randonnée, attelage….) dans une action commune « Horse Com» sur un week-end  et toujours à la même période. Edition d’une plaquette spécifique et communication avec les médias.

« Ouvrir », « s’ouvrir à », « être à l’écoute de » c’est le leitmotiv des membres du Conseil Franc-comtois du Cheval. Il faut être à l’écoute des utilisateurs, des passionnés d’élevage, des hippophages et leur proposer les produits qu’ils désirent. D’où l’importance de connaître le besoin. L’ouverture des infrastructures professionnelles équines est également un moyen de mieux faire connaître les disciplines et les multiples facettes de ce secteur trop souvent réduit aux images des médias.

 

-         Organiser des actions de formations professionnelles techniques sur des thèmes de type : alimentation, gestion des pâtures, surveillance des mises bas, prévention et risques professionnels avec le cheval, risques sanitaires…. etc. Travail à effectuer avec VIVEA/FAFSEA et d’autres organismes habilités à la formation professionnelle.

 

-         Promouvoir « les métiers » du cheval en collaboration avec les centres de formation de Franche-comté. Venir en appui des écoles agricoles pour mieux faire comprendre aux jeunes en formations les débouchés qui existent après l’obtention des diplômes d’état. Trop souvent les jeunes adultes ou les adolescents sont perdus dans les méandres du panel de formation qui leur est offert. Le rôle du Conseil Franc-comtois du Cheval aux côtés des centres de formation doit être de venir en appui sur l’illustration du métier convoité par ces jeunes individus et ensuite proposer un programme adéquat de formation.

 

-         Participer en qualité de représentant de la filière équestre aux différentes actions « demain je m’installe », « demain je serais paysan » organisées par les Jeunes Agriculteurs, les lycées agricoles, les chambres d’agriculture départementales. Mettre en évidence la place du secteur équestre en faisant participer à chaque action le Conseil Franc-comtois du Cheval et une exploitation agricole de type équestre. Il est bon ici de rappeler que par comparaison aux autres productions agricoles, le cheval est la seule production dont le nombre d’exploitations augmente entre 1988 et 2000 selon le dernier recensement agricole. En douze ans, le nombre d’équidés sur les exploitations agricoles s’accroît de 35 %. Il serait désormais judicieux de par le suivi de l’OER de comptabiliser le nombre d’installations de jeunes agriculteurs sur le secteur équin.

 

 Mission 4 : Être l’interlocuteur régional : animer, coordonner, induire les politiques régionales de la filière équine.

 

Face à ces nouveaux enjeux, les seuls professionnels du Conseil Franc-comtois du cheval qui s’inscrivent dans une démarche de bénévole doivent trouver le soutien d’un permanent. Ce dernier doit être un « relais » un élément d’appui pour permettre à la filière de se structurer et de s’animer.

 

-         Créer « l’intégration agricole ». Organiser des journées d’information et de rencontre avec les organisations professionnelles agricoles et les directions départementales de l’agriculture et de la forêt et les informer du rôle du Conseil Franc-comtois du Cheval. Créer un réflexe de consultation des ces organismes sur les politiques de développement et les orientations de la politique agricole commune. Devenir le réfèrent dans chaque structure, et tout particulièrement les chambres d’agriculture, des politiques « cheval ». Parler « intégration agricole » c’est aussi expliquer aux agents de la filière équestre les changements fondamentaux depuis la loi du 23 février 2005, qui reconnaît le secteur équestre comme élément à part entière du secteur agricole.

 

-         Devenir l’interlocuteur des organismes régionaux et nationaux. Orienter les politiques des Haras Nationaux en Franche-comté en étroite collaboration avec la délégation régionale.

Ce travail d’orientation doit également se conduire avec les autres agents de la filière agricole sur les problématiques d’aménagement du territoire, d’environnement, de désertification, d’entretien des espaces et autres. Le rôle du Conseil Franc-comtois du Cheval est de contacter et fédérer tous les acteurs

 

-         Avis de la filière sur les dossiers généraux de demande de subventions à la Région notamment. Proposant une approche novatrice le Conseil Franc-comtois du Cheval se positionne à l’interface entre l’ensemble des acteurs socioprofessionnels et les institutions publiques. Interface entre le monde des équidés dans toute sa diversité, le Conseil Franc-comtois du Cheval se propose de fournir une aide aux institutions car il propose :

  • une approche et une vision d’ensemble de la filière équine régionale
  • d’être un interlocuteur unique représentant la filière équine régionale
  • de porter un regard d’expert sur les évolutions de la filière équine régionale.

Le Conseil Franc-comtois du Cheval doit donc devenir le réfèrent pour les demandes de projets ambitieux à vision globale sur le développement de la filière.

Le Conseil Franc-comtois du Cheval doit mettre en place un réseau de compétences au service des professionnels pour présenter et relayer les projets des professionnels et de leurs associations. Ce réseau doit à terme trouver sa place et être reconnu pour, par exemples, assister aux sessions des Chambres d’Agriculture, siéger dans les commissions départementales de SAFER. Dans un souci de relève et de remplacement des générations le Conseil Franc-comtois du cheval doit également se rapprocher des services de formation des Chambres d’Agriculture et des porteurs du dossier installation comme les «Jeunes Agriculteurs » les « CFPPA » pour faire un travail en profondeur sur la capacité professionnelle et former les « maîtres exploitants » pour accueillir les stagiaires 6 mois.

 

-         Coordonner les dossiers de fonds éperon. Diffuser des appels à projets et des informations aux associations qui composent le Conseil Franc-comtois du Cheval et autres. Avis du Conseil Franc-comtois du Cheval pour le comité national d’engagent des fonds EPERON. Coordination au sein de la Fédération des Conseils des Chevaux et appui des dossiers de Franche-comté.

C’est là un rôle de proximité des acteurs de la filière qui doit permettre en lien avec l’OER de mettre en évidence les besoins et d’y répondre.

 

-         Animer un pôle de vente des chevaux. Sur un site à définir avec les représentants  des associations composant le Conseil Franc-comtois du Cheval, mettre en place à une périodicité à définir un marché de vente. Au préalable l’édition d’un catalogue de chevaux (sang et trait) et poneys à vendre doit être réalisé. Catalogue en tirage papier et mise en ligne. Le Conseil Franc-comtois du Cheval doit travailler à la promotion des produits de l’élevage mais aussi des produits des utilisateurs et créer une dynamique de vente en relatant les produits « Made in Franche-Comté » et accueillir des délégations françaises voire étrangères.

 

-         Animer la structure du Conseil Franc-comtois du Cheval. Gestion administrative, financière et technique du Conseil Franc-comtois du Cheval. Suivi des orientations, aides aux dossiers, soutien aux professionnels.

 

-         Identifier un site dédié au cheval et permettre aux professionnels et autres de comprendre. A l’instar des MAISONS DES AGRICULTEURS ou autre GROUPE RURAL, le secteur agricole s’est structuré sur des identifications matérielles abritant au même endroit toutes les composantes de la filière. Il devient donc urgent de faire la même chose dans la filière équine et de l’identifier clairement dans une structure commune. Le rôle de Conseil Franc-comtois du Cheval sera d’animer cette structure. Le Conseil Franc-comtois du Cheval doit être un élément ressource pour informer, renseigner, orienter, aider, tout type de demande ou projet touchant au domaine du cheval. Prendre en charge l’animation de la « Maison du Cheval » en collaboration avec les Haras Nationaux, cela veut dire coordonner les services internes c'est-à-dire les associations et les organismes qui interviennent dans la filière équine. L’inauguration qui à eu lieu le 26 juin 2009 en présence de Claude Jeannerot, Président du Conseil Général du Doubs, de Monsieur François Roche Bruyn, Directeur Général des Haras Nationaux, était un signe fort de cette réalisation unique en son genre.

 

-         Être source documentaire. Créer une « horse médiathèque » au sein même de la « Maison du Cheval » pour permettre aux professionnels, aux lycéens, aux amateurs de pouvoir s’informer sur les évènements régionaux, nationaux, trouver des réponses à des problèmes, des personnes ressources ou autres.

 

-         Impulser les échanges avec les acteurs des autres filières (tourisme, villes, centres urbains….). L’identification de la filière par un endroit commun devra permettre ces échanges et être un facteur supplémentaire de prospection pour le cheval dans la société.

 

 

Mission 5 : Evaluer le travail de la filière équestre.

 

Les orientations et les missions définies par les membres du Conseil Franc-comtois du cheval doivent être mises en place puisqu’elles correspondent à des besoins clairement identifiés par les membres des collèges composant le Conseil du Cheval. Aussi, dans un souci d’évaluation et de bilan il est nécessaire de faire le point sur les actions conduites. Là aussi l’appui technique d’un permanent devient une nécessité

 

-         Au terme de 5 ans de fonctionnement, faire un état des lieux de la filière après la mise en place du programme de développement que le Conseil Franc-comtois du Cheval s’était fixé. Des évaluations intermédiaires doivent également être faites. Cette mission de veille économique à la charge du Conseil Franc-comtois du Cheval doit permettre de publier régulièrement un cahier régional de la situation sur la filière équine, et doit permettre d’assurer le suivi annuel des grandes évolutions du secteur et relayer ces informations dans les instances décisionnelles des départements et de la région Franche-comté.

Cette mission se conduit en relation avec l’OER mais doit aller encore plus dans le détail et le fond de la filière par un véritable AUDIT du secteur équin et de ces encrages territoriaux.

 

 

Mission 6       « Identifier », par la création de la « Maison du Cheval ».

                        « Inventorier et comprendre », par la mise en place d’un AUDIT régional.

                        « Animation de la filière », par un permanent.

 

A travers l’ensemble des missions que le Conseil Franc-comtois du Cheval se propose de conduire et après l’expérience des membres qui le composent, on note toujours la même approche et les mêmes facteurs limitants à la phase de réalisation.

La Franche Comté n’identifie pas sa filière dans sa globalité et ne repère pas tous les agents économiques de cette dernière. D’où l’extrême urgence de fédérer dans le même lieu les acteurs économiques de cette filière dans « la Maison du Cheval »

 

Au-delà du manque de clarté des intervenants de la filière, et même si l’OER est un élément incontournable de l’évaluation quantitative de la filière, il est nécessaire de faire un AUDIT de la filière. Toutes les plus grandes « régions équines » de France qui ont affirmé la place de cheval sont passées par cette phase d’audition de la filière.

Et enfin, aucune politique d’orientation digne de ce nom ne pourra se mettre en place si le Conseil Franc-comtois du Cheval ne passe pas par la pérennisation d’un chargé de mission sur la filière pour la mettre en mouvement et impulser les initiatives sous les conclusions de l’AUDIT de filière qui à reçu un avis favorable du comité national d’engagement des fonds EPERON

 

EVALUATION DES ACTIONS

 

Au regard des axes de travail ou des orientations proposées par le Conseil Franc-comtois du Cheval, on note une réelle volonté de mettre en œuvre et de créer une dynamique sans précèdent au sein de la filière.

 

A la lecture des différentes missions qui sont inventoriées, on note la nécessité pour le Conseil du Cheval d’évaluer et de comprendre la filière.

 

1. Suivit de l’OER.

 

Le Conseil Franc-comtois du Cheval depuis 2006 a adhéré à l’observatoire économique pour permettre de clarifier la situation de la filière. Aujourd’hui il est nécessaire de poursuivre cet engagement pour avoir des données actualisées et permettre une meilleure lisibilité de l’état de la filière.

Les statistiques de l’OER bien que basées sur un niveau d’enquête et ensuite d’extrapolation permettent de quantifier un certain nombre de facteurs qui influent sur les orientations à prendre pour le développement de la filière.

L’OER doit se poursuivre et désormais les premiers chiffres doivent être comparés avec les régions pilotes pour permettre une analyse plus pertinente.

Seulement l’OER, bien qu’extrêmement intéressant dans sa démarche de quantifier la filière n’a pas l’approche qualitative nécessaire à une véritable analyse. L’OER part d’une démarche nationale et ce canevas, en outre très intéressant, n’offre pas la mise en évidence des corrélations propres à la région Franche Comté.

Aussi, il faut aller plus loin dans la démarche et évaluer de manière plus « analytique » la filière en proposant un audit.

 

 2. Un audit.

 

Nous l’avons déjà dit, il y a obligation pour arriver à un consensus sur un programme de développement global de la filière d’auditionner cette dernière.

L’audit au-delà du fait de faire une approche plus précise que l’OER doit également être un élément d’évaluation.

L’audit de la filière doit s’appréhender en plusieurs phases et faire des « points bilans » à des instants différents dans le temps.

L’audit doit permettre de faire un diagnostic pour permettre ensuite des améliorations et l’application d’orientations qui répondent à une réelle problématique.

L’audit doit également être un outil pour évaluer les projets d’actions proposés par le Conseil Franc-comtois du Cheval. L’audit doit permettre de comprendre les systèmes de flux dans la filière à travers ces différentes segmentations mais il doit également permettre d’analyser de manière indépendante les rapports de la filière avec le secteur agricole.

 C’est donc en direction d’un audit de type « grand programme» que doit se positionner le Conseil Franc-comtois du Cheval et non pas sur l’audition d’une partie de la filière. La notion de « grand programme » coordonne plusieurs projets sur une longue durée, c’est donc dans la pérennité que s’inscrit une telle démarche. Dès l’automne 2009, le comité de pilotage arrêté au Conseil d’Administration du Conseil Franc-Comtois du Cheval se réunira pour faire le point sur la première ébauche des documents. Pour se faire nous travaillons en étroite collaboration avec les Haras Nations et la délégation régionale de Franche Comté mais aussi l’ensemble des administratifs de la filière équine.

 

Cet Audit doit nous permettre de mettre en évidence les points faibles et les points forts de l’ensemble de la filière et permettre des arbitrages sur les attributions des aides publiques, nationales, régionales et départementales tout comme les attributions des fonds EPERON

 

Mise à jour le Mercredi, 16 Septembre 2009 16:04
 

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